5 mars 2021

Les étudiants et étudiantes

Présentation des étudiantes et étudiants en Master ou en Thèse dans le cadre d'un cursus Santé-Sciences

Étudiants et étudiantes en Thèse ou en M2 - Présentation orale de leur sujet de recherche

Étudiants et étudiantes en Thèse ou en Master 2 - Présentation de leurs sujets de recherche sous forme de poster à consulter ici

12h-12h40

12h40-13h20


Étudiants et étudiantes en Thèse ou en M2 - Présentation orale de leur sujet de recherche

 

Maleke Mouelhi, étudiante en double cursus Médecine-Sciences

À propos de l'étudiante :

"Après avoir entamé des études de Médecine à la Faculté de Médecine de Lyon Est j'ai intégré le double cursus Médecine/Sciences de l'Ecole de l'Inserm. Après 3 ans de médecine et un M1 validé en parallèle, j'ai pu entreprendre une césure pour effectuer un M2 en Physique Cellulaire à l'université de Starsbourg. Toujours en césure je poursuis actuellement une thèse en biophysique à l'Institut Lumière et Matière de Lyon"

Présentation de son sujet de recherche de Thèse :

"Long-term nuclear regulation under confinement"

M. Mouelhi, H. Ayari, S. Monnier, C. Rivière

Institut lumière matière (ILM), UMR5306 univ Lyon, Univ Claude Bernard Lyon 1, France

There are emerging evidences showing the importance of mechanical stimuli in cancer progression. While the effect of matrix stiffness is extensively studied in the context of tumor progression, limited studies have focused on the role of applied stresses. Very recent results highlighted the key role of the nucleus as a mechanosensor of deformations [1], [2]. These two studies focus on short-term cell response (few hours), and open new questions on the long term adaptation to deformations and the mechanosensing mechanism involved.

We have recently developed a new agarose-based microsystem copping with media renewal impediment to investigate cell response to prolonged confinement [3]. We used this device to apply a controlled 1D confinement on colorectal cancer cells up to several days.
We evidenced a decrease of the nuclear volume within the 24 hours following the application of the stress. In combination with this nuclear volume regulation, the overall nuclear shape seems also dynamically regulated with the apparition of transient nuclear blebs.

We are currently analyzing the consequences of such nuclear volume regulation on cell division, transcription activity and protein expression.
Such long-termed adaptation to mechanical constraints may be of importance for cancer cell plasticity (i.e. its ability to adapt to its micro-environment and change its phenotype accordingly) and play a role in the resistance of cancer cells to treatments.

[1]  V. Venturini et al., “The nucleus measures shape changes for cellular proprioception to control dynamic cell behavior,” Science, vol. 370, no. 6514, 2020.

[2]  A. J. Lomakin et al., “The nucleus acts as a ruler tailoring cell responses to spatial constraints,” Science, vol. 370, no. 6514, 2020.

[3]  A. Prunet et al., “A new agarose-based microsystem to investigate cell response to prolonged confinement,” Lab Chip, pp. 27–32, 2020.

 

Antoine Couly, kinésithérapeute et titulaire d'un Master 2

Présentation dans le cadre de sa pratique et de son Master 2 sur :

"La douleur : est-ce seulement dans la tête de nos patients ?"

Qui suis-je ?

Antoine, jeune kiné de 27 ans diplômé en 2017, passionné de neurosciences et particulièrement dans le domaine de la douleur. Je suis également très actif sur Instagram sous le pseudo de « CerveauMusclé » où j’effectue de la vulgarisation scientifique à propos de la santé en générale et des techniques de soin en kinésithérapie.

Quel est mon parcours ?

D.E de masseur-kinésithérapeute en 2017, détenteur d’un M2 Psychologie, Contrôle Moteur en 2018 de l’Université Paris Saclay, et tentant de s’inscrire en doctorat pour 2021.

De quoi vas-tu nous parler ?

Du principal motif de consultation dans les cabinets médicaux et du premier dispensaire d’arrêt de travail. Non, ce n’est pas le rhume, mais bien la douleur.

La douleur est encore un phénomène mystérieux, pourtant de mieux en mieux décrit grâce aux avancées dans les neurosciences. Ce sont les patients qui nous ont le plus appris sur la douleur. Après les avoir pris pour des fous (ou d’autres mots plus vulgaires), on se rend compte que non, un patient n’invente jamais sa douleur. On se rend compte que les femmes ne sont pas plus « petite nature » que les hommes, et que l’inverse est faux également. On se rend compte que même avec une biologie normale et des imageries normales, on peut avoir mal. On se rend compte qu’avec une imagerie catastrophique, on peut ne pas avoir mal. On se rend compte que d’adresser vers le collègue chirurgien en première intention n’est pas souvent la méthode la plus efficiente. On se rend compte que le gavage de doliprane et d’AINS est peu concluant.

En fait, nous assistons à un virage complet de notre prise en charge de la douleur. La triade « bio- psycho-sociale » s’efface peu à peu pour se transformer en « patient-centré ». Pour faire simple, nous apprenons beaucoup des patients, et la recherche les aide en retour. C’est une véritable synergie qui opère pour améliorer l’état de santé de nos concitoyens.

Je vous raconterai quelques histoires stupéfiantes sur la douleur. Accrochez-vous, ça va secouer (ou pas).

Heu mais le thème c’est pas ça !

Et pourtant. Ici je peux illustrer la nécessité et l’essor de la recherche en kinésithérapie, et citer des noms comme Lorimer Moseley, superstar des neurosciences de la douleur et kiné (ouais bon, australien, c’est un peu différent de chez nous autres gaulois).
Nécessaire parce que nous nous sommes trop longtemps reposés sur des concepts biomécaniques dépassés et des modèles de prise en charge devenant obsolètes ou « pas assez efficace ». Oui, nous voulons faire mieux. Déjà pour nos patients. Et pour que le corps médical nous prenne définitivement au sérieux !
C’est ainsi que nos pratiques sont de plus en plus fondées sur les preuves, que nous comptons de plus en plus de docteurs.

Antonin Verdier, étudiant en double cursus Médecine-Sciences

Présentation sujet de recherche de Thèse :

"Restauration de la perception auditive par stimulation optogénétique corticale"

Les déficits auditifs touchent presque un demi-milliard de personnes à travers le monde. Bien que les implants cochléaires permettent de contôler le handicap dans certains cas, de nombreuses limitations subsistent. Dans ce contexte, les implants corticaux constituent une appoche novatrice visant à recréer une perception auditive plus complète et plus flexible. Ce projet utilise des technologies optogénétiques en synergie avec une matrice de microLED biocompatible pour développer le premier implant cortical auditif chez la souris. La stimulation d'une structure de haut niveau pose alors de nouvelles questions de traitement du signal : quelle stimulation l'implant doit-il fournir pour recréer une perception auditive précise ? Plusieurs approches sont à l'étude, de l'utilisation de la carte tonotopique corticale à l'imitation des circuits auditifs physiologiques en passant par des modèles d'apprentissage non-supervisés. C'est donc un projet alliant neurosciences des systèmes, optogénétique et informatique, le tout servant un objectif médical.

J'ai commencé mon parcours post-bac en médecine à la faculté de Toulouse Rangueil pour ensuite intégrer les doubles cursus santé/sciences proposés par l'Ecole de l'Inserm et l'Ecole Normale Supérieure (ENS). Après ma troisième année de médecine j'ai entamé une césure pour réaliser un M2 Biologie spécialité Neurosciences à l'ENS. J'ai poursuivi cette césure et suis actuellement doctorant en première année à l'Institut Pasteur, dans l'équipe de Brice Bathellier.

 

 

Ugo Hirigoyen, étudiant en double cursus Médecine-Sciences, actuellement en thèse dans l'équipe Mort cellulaire immunogène et thérapie du mésothéliome au CRCINA

Présentation de son sujet de recherche de Master 2 dans l'équipe Virotherapy de Guy Ungerechts au DKFZ (Heidelberg) :

"Utilisation de virus oncolytiques pour la redirection de lymphocytes T anti-viraux contre la tumeur."

Les virus oncolytiques sont une classe d’immunothérapie caractérisés par leur capacité à infecter spécifiquement les cellules tumorales et à induire une mort immunogène, qui permet le recrutement et l’activation de cellules immunitaires. Ils peuvent également être utilisés comme vecteurs pour délivrer des transgènes thérapeutiques directement dans le microenvironnement tumoral et ainsi améliorer l’activité lytique et/ou immunomodulatrice du virus. Ainsi, plusieurs virus modifiés ont démontré une efficacité antitumorale aux niveaux pré-clinique et clinique.

Dans ce contexte, mon projet de Master 2 au DKFZ d’Heidelberg visait à caractériser des virus oncolytiques permettant de rediriger des lymphocytes T (LT) antiviraux contre la tumeur. Cette stratégie permettrait notamment (i) de tirer partie de certaines populations de LT antiviraux naturellement présents dans le microenvironnement tumoral, (ii) d’éviter le phénomène d’épuisement souvent observé lorsque les LT spécifiques de la tumeur sont exposés chroniquement à leur antigène cible et (iii) de limiter la survenue d’effets secondaires auto-immuns.

Je présenterai donc des résultats préliminaires montrant que deux constructions différentes peuvent être utilisées pour rediriger des LT antiviraux vers les cellules tumorales. De prochaines expériences devront montrer que ces molécules améliorent l’immunité antitumorale dans le cadre d’une infection oncolytique.

 


Étudiants et étudiantes en Thèse ou en Master 2 - Présentation de leurs sujets de recherche sous forme de poster

 

12h-12h40

Astrid Fabri, étudiante en double cursus Pharmacie-Sciences

À propos de l'étudiante :

"Je suis étudiante en 6ème année en filière recherche de pharmacie à l’Université Claude Bernard Lyon 1. La 6ème année filière recherche permet aux étudiants de suivre un M2 de leur choix en France ou à l’étranger (dans mon cas : M2 Immunologie Translationnelle et Biothérapie, Sorbonne Université) afin de poursuivre vers une formation doctorale. Le travail présenté a été mené dans le cadre de ma 5ème année hospitalo-universitaire et constitue ma thèse de pharmacie défendue en Juillet 2021."

Présentation de son sujet de recherche de thèse de Pharmacie :

"Etude des Cellules Circulantes Productrices d’IL-10 chez les Patients en Choc Septique par Marquage Intracellulaire en Cytométrie en Flux"

Le sepsis est défini comme une défaillance d’organes engageant le pronostic vital, engendré par une réponse inappropriée de l’hôte à une infection. En raison de sa forte incidence et mortalité, il est reconnu depuis 2017 comme une priorité de santé publique mondiale par l’Organisation Mondiale de la Santé. Il est admis que la réponse immunitaire initiale pro-inflammatoire induite après un sepsis et conduisant aux défaillances d’organes est compensée par le développement tardif de dysfonctionnements immunitaires. Cependant, les mécanismes physiopathologiques conduisant à l’immunosuppression induite par le choc septique restent à identifier formellement.

L’interleukine 10 (IL-10) est une cytokine immunosuppressive majeure, augmentée au niveau plasmatique chez les patients septiques et qui semble jouer un rôle central dans la phase d’immunosuppression du choc septique. L’objectif de ce travail de thèse était de caractériser les cellules circulantes productrices d’IL-10 chez les patients en choc septique.

Cette étude a été menée sur une cohorte de patients en choc septique de l’Hôpital E. Herriot (cohorte Immunosepsis 4 - NCT04067674). Nous avons utilisé une technique de marquage intracellulaire en cytométrie en flux pour évaluer la production d’IL-10 et de Facteur de Nécrose Tumorale-α (TNFα) par les monocytes ainsi que d’IL-10 par les sous-populations lymphocytaires.

Les résultats obtenus chez les patients (n=12) étaient comparés à ceux de volontaires sains (n=9). Le HLA-DR et le TNFα intracellulaire monocytaires étaient diminués dans le choc septique et une augmentation de la production d’IL-10 dans les monocytes a également été observée chez les patients. D’autre part, les lymphocytes T CD3+/CD4+, lymphocytes B CD19+/CD4- et lymphocytes T CD3+/CD4- étaient les trois sous-populations lymphocytaires productrices d’IL-10 chez les patients et volontaires sains. Parmi celles-ci, les lymphocytes T CD4 étaient les plus fréquents et la production d’IL-10 par les lymphocytes T CD4 était significativement augmentée dans le choc septique.

Par une technique de marquage intracellulaire d’IL-10 en cytométrie en flux dans divers types cellulaires, nos résultats démontrent la faisabilité de cette nouvelle approche concernant le monitorage immunologique des patients en choc septique. Dans cette optique, des études de plus grande envergure sont maintenant nécessaires afin d’évaluer le réel intérêt clinique de ce test fonctionnel.

Evan Gouy, interne en génétique médicale et titulaire d'un Master 2 en pédagogie

À propos de l'étudiant

"Je suis Docteur Junior en génétique médicale à Lyon et ingénieur pédagogique. En effet, depuis le début de mes études de médecine, je m'intéresse à l'éducation médicale et à l'enseignement en contexte universitaire ou de soins avec un attrait particulier pour les TICE (Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement), la supervision clinique et l'enseignement par les pairs. Cet intérêt m'a amené à différents engagements comme la coordination du Tutorat PACES Lyon Est, un mandat d'assesseur étudiant au Doyen Jerôme ETIENNE avec la création des IPE (Initiatives Pédagogiques Etudiantes) et un Master 2 en sciences de l'apprentissage l'année dernière. Mes derniers projets ont porté sur la création d'un MOOC en médecine génomique et bioinformatique et sur l'accompagnement au choix de spécialités médicales au décours de l'ECN avec la campagne Futur Interne 2020."

Présentation de son sujet de recherche de Master 2 :

"Conception et évaluation d'un MOOC de médecine génomique et bioinformatique."

 

La médecine génomique correspond à l’utilisation des données apportées par le génome d’un individu pour lui fournir une prise en charge personnalisée aux niveaux diagnostique, pronostique et thérapeutique. Son développement majeur en France et dans le monde nécessite la conception de formations à destination des professionnels de santé mais aussi du grand public. Cette formation doit être évaluée de façon précise pour répondre à un besoin dont dépendra la prise en charges de patients. Le MOOC BiG - Bioinformatique pour la Génétique médicale tente de répondre à ce besoin en proposant une formation en ligne massive sur les domaines de la bioinformatique et bioanalyse appliquées à la génomique médicale.

La première session a eu lieu début 2020 sur la plateforme FUN-MOOC après 3 ans de conception. L’objet de ce travail de thèse a été l’évaluation de cette première version à toutes ses étapes de conception pédagogique en se concentrant particulièrement sur le point de vue des apprenants pour déterminer les pistes d’amélioration du MOOC pour ses prochaines versions, présenter les résultats aux différents partenaires et guider l’utilisation future du MOOC à des fins de recherche. Cette évaluation s’est faite via des questionnaires en ligne et la collecte de traces d'apprentissages fournies par la plateforme.

Nous avons pu démontrer que les apprenants étaient majoritairement satisfaits du contenu, qu’ils conseilleraient cette formation à leurs collègues et qu’une majorité pensaient pouvoir appliquer les connaissances dans leur pratique professionnelle. Les apprenants n’ont pas investi massivement les activités complémentaires tels que les webinaires, le forum ou les exercices d’évaluation par les pairs. Les traces d’apprentissages seront exploitées ultérieurement. Nous noterons cependant que le taux de complétion est comparable à celui retrouvé dans la littérature.

En conclusion, le MOOC BiG est satisfaisant dans sa forme actuelle et peut participer à répondre au besoin de formation en médecine génomique des professionnels de santé en France. Les résultats présents et ultérieurs participeront à de développer le MOOC BiG à la fois comme outil de formation et également comme objet de recherche.

 

Léa Hernout, étudiante en double cursus Maïeutique-Sciences

À propos de l'étudiante :

"Etudiante Sage-femme en 4ème année et également étudiante en Master 1 de Biologie de la Santé. J’effectue mes études à Amiens au sein de l’Université de Picardie Jules V ernes (UPJV). J’ai donc commencé mon master de recherche et enseignement (BISA) en 3ème année d’école de sage-femme et je l’effectue sur deux ans. En moyenne j’essaie de valider 2 à 3 matières (UE) de master BISA par “semestre” de maïeutique, je peux ainsi valider tout le master sur 4 semestres. J’ai également un stage de 6 semaines à effectuer pour valider ce master. Je l’effectue donc au sein du laboratoire Péritox situé dans le Centre Universitaire de Recherche en Santé de l’UPJV d’Amiens.

Le master 2 sera à réaliser à la suite du diplôme de sage-femme au vue du stage de 6 mois."

Présentation de son sujet de recherche de Master 2 :

"Impact d’une co-exposition chronique d’un pesticide et d’un régime obésogène au cours de la période périnatale sur le potentiel de reproduction des rates gestantes et de leurs descendances."

 

Léa HERNOUT1, Narimane DJEKKOUN1, Zouhair BACHOUR1, Aguida DIAKITE1, Aurélie CORONA1, Marion GUIBOURDENCHE1, Rosalie CABRY1-2, Véronique BACH1, Moncef BENKHALIFA1-2, Hafida KHORSI-CAUET1.

1Laboratoire PériTox UMR I-01 CURS, UPJV-Amiens

2Service Médecine de la reproduction, CHU Sud d’Amiens

Contexte : De nos jours, l’exposition aux facteurs environnementaux tels que les pesticides est pratiquement quotidienne. Considérés comme des perturbateurs endocriniens, les pesticides sont encore utilisés de manière intensive dans la région des Hauts de France. Par ailleurs, l’alimentation déséquilibrée s'ajoute aux pesticides comme préoccupations de la santé publique car ils altèrent l’ensemble des systèmes physiologiques.

Objectifs : L’objectif de cette étude est de montrer l’impact de l’exposition chronique au pesticide Chlorpyriphos (CPF), au régime obésogène (HFD) ainsi qu’à la co-exposition CPF HFD de rates gestantes et les conséquences transgénérationnelles sur la structure tissulaire des gonades de la descendance mâle et femelle.

Matériels et Méthodes : Pour cette étude, 24 rates femelles Wistar ont été exposées à un régime contrôle (C), au CPF, à un régime HFD, seuls ou en combinaison afin de représenter toutes les interactions possibles entre les 2 facteurs. Après une exposition pré-gestationnelle de 4 mois, les femelles ont été accouplées et exposées durant les périodes de gestation et de lactation. Après sevrage, la descendance a reçu une alimentation normale (C) jusqu’à l’âge adulte.
Des coupes histologiques ont été réalisées à partir des gonades des rates exposées aux différentes conditions expérimentales (CPF, HFD, CPFHFD) ainsi qu’à leurs progénitures.

Résultats/Discussion : L’exposition directe des rates gestantes au Chlorpyriphos seul semble induire une diminution du nombre de spermatozoïdes dans les tubes séminifères des testicules de la descendance par rapport aux groupes de ratons issus de rates contrôles. En comparaison, l’exposition directe au régime obésogène seul induit une altération de la structure tissulaire des tubes séminifères traduite par une occlusion des tubes séminifères. Une potentialisation de ces effets est visualisée dans les coupes histologiques de ratons issus de mères co- exposées (CPFHFD), ce qui s’est traduit par des tubes séminifères bouchés ou vides.

En ce qui concerne la descendance femelle, l’exposition directe des rates gestantes au Chlorpyriphos seul induit une atrésie folliculaire et une nécrose tissulaire. Quant à l’exposition au régime obésogène seul, une altération et une nécrose des structures tissulaires ont été observées. La combinaison CPFHFD a montré une potentialisation des effets observés lors des expositions simples (CPF ou HFD), avec l’altération du processus de folliculogénèse en plus de la nécrose tissulaire.

Conclusion : Nos résultats préliminaires montrent que les facteurs environnementaux tels que les pesticides ou l’alimentation déséquilibrée pourraient altérer le potentiel reproducteur des femmes enceintes exposées à des cocktails de perturbateurs endocriniens. Nos résultats soulignent également que l’exposition de ces xénobiotiques durant la période critique comme la grossesse peut avoir des conséquences graves sur la descendance. L’étude de l’expression des protéines de stress oxydatif (Catalase...) et des protéines de survie/mort cellulaire (Famille des Bcl2) fera l’objet des perspectives à venir.

Mots clés : Modèle murin, Régime obésogène, Pesticide, Histologie, Ovaires, Testicules, périnatalité, perturbateurs endocriniens, gestation.

 

Jérémy Lesas, étudiant en double cursus Médecine-Sciences

À propos de Jérémy :

"Je m'appelle Jeremy, étudiant de 22 ans en première année de thèse à Bordeaux au Neurocentre Magendie, dans l'équipe de Cyril Herry. Venant de filière médecine, j'ai eu la chance d'être dans la première promotion du double cursus local bordelais de l'École Santé Sciences. J'ai réalisé des stages en bioingénierie tissulaire et modélisation en France et aux États-Unis un M2 spécialisé en neuro-ingénierie à Paris : le BME spécialité BIN. J'espère après mon retour en médecine entrer en spécialité de neurochirurgie et au long terme articuler une carrière hospitalo-universitaire autour des innovations sur les interfaces cerveau-machines."

Présentation de son sujet de recherche de Thèse :

"Developing minimally invasive brain srimulation for clinically relevant fear control in mice."

Fear, as an emotion, is known to serve essential purposes in protecting individuals from dangerous situations and threats. Dysfunction of fear response is implicated in neuropsychiatric disorders, such as pathological anxiety and post-traumatic stress disorder. The understanding of the neuropathophysiology of those disorders is still limited, and therapeutic options (psychotherapy or medication) remain in some cases ineffective.

Growing interest in investigating the function of neuronal networks in the brain helped highlight the implication of the dorsomedial prefrontal cortex (dmPFC) in fear response. Moreover, recent studies in mice have shown that learnt fear behavior can be precisely suppressed by dmPFC optogenetic manipulation.

Neuromodulation could be an innovative therapeutic option for patients suffering from fear-linked psychiatric disorders : indications for deep brain stimulation (DBS) - such as Parkinson’s disease or obsessive-compulsive disorders, and for transcranial magnetic stimulation - for treatment-resistant depression, are well-known examples of efficacious neuronal stimulation-based therapies. However, one of the main limitations to the exploration of brain stimulation in clinical practice is the unvaforable risk-benefit balance of their use : the techniques allowing a satisfactory neuromodulation – especially DBS, are highly invasive and can result in complications.

The goal of this study is to develop innovative brain stimulation techniques and demonstrate their relevance through the manipulation of fear behavior in mice. Two candidate scenarii for minimally invasive brain stimulation will be presented : high definition transcranial electrical stimulation, and transcranial optogenetic stimulation using photonic upconversion nanoparticles.

Developing those tools would allow an easier use of brain stimulation in clinical exploration and, hopefully, clinical practice.

 

12h40-13h20

Camille Bergès, étudiante en double cursus Pharmacie-Sciences

À propos de l'étudiante :

"Je m'appelle Camille Bergès, je suis en 5ème année de Pharmacie et issue de la promo 2016 de l'école de l'Inserm.

J'ai fait une première année de césure en 2017-2018 (après ma 3ème année) pour faire mes 6 mois de stage d'initiation à la recherche à l'Institut Curie à Paris (U830 - équipe Delattre) où j'ai travaillé sur le Neuroblastome et à l'issu duquel j'ai été prolongée 3 mois en tant qu'assistante ingénieure. 

J'ai ensuite fait mon Master 2 à l'Université Paris Diderot au Magistère Européen de génétique en 2018-2019, et mon stage de M2 a eu lieu à Montréal au Canada. J'ai alors travaillé sur le Carcinome Hépatocellulaire (ce sont les résultats que je compte présenter).

A mon retour en France, j'ai repris en 4ème année de Pharmacie et ai commencé à préparer le concours national de l'internat en pharmacie que j'ai passé en décembre dernier et auquel j'ai été reçue. J'envisage de prendre un poste en Biologie médicale au CHU de Bordeaux. Par ailleurs, je suis en ce moment externe (en cours de recrutement pour un poste de Faisant fonction d'interne - FFI) dans le service de génétique moléculaire du CHU de Bordeaux à l'hôpital Pellegrin, où je participe à des activités de diagnostic de maladie génétiques constitutionnelles (lecture de NGS, exome etc...). Je suis actuellement en cours de préparation de Case Reports sur différents cas très intéressants que nous avons décrit au laboratoire."

Présentation de son sujet de recherche de Master 2 :

"Regulation of Myc protein level by the tyrosine kinase Yes in hepatocellular carcinoma."

Bergès C.1-2, Lapouge M.1-3, Javary J.1, Guégan JP.1, Lévesque K.1, Meloche S.1,3

1 Institute for Research in Immunology and Cancer and Department of Pharmacology and Physiology, Université de Montréal, Montréal Canada

2 Magistère Européen de génétique, University of Paris Diderot, Ecole de l’Inserm, Paris, France

3 Program of Molecular Biology, University de Montréal, Montréal, Canada

Introduction: Myc is a well-described oncogene whose expression or activity is deregulated in 70% of human cancers. Specifically, Myc is amplified or activated in 30-60% of hepatocellular carcinoma (HCC) and this is associated with an unfavorable prognosis. Despite its central role in several tumorigenic processes, efforts to target Myc therapeutically remain a major challenge.

Methods/Results: Recently, we identified Myc as a downstream target of the tyrosine kinase Yes in hepatocarcinogenesis. Transformation of hepatocytes is associated with an enrichment in a Myc transcriptional signature in vitro.

We found that Yes and Myc physically interact by co-immunoprecipitation experiments. Also, preliminary findings suggest that Yes is able to directly phosphorylate Myc on different tyrosine residues, and we are currently evaluating the molecular and cellular impacts of this regulation.

Analysis of different HCC cell lines revealed that Myc protein levels are decreased after Yes depletion or pharmacological inhibition. This regulation seems to impact Myc activity with a reduction of mRNA levels of its target genes. Modulation of Yes activity does not affect Myc mRNA levels, suggesting its regulation at the post-transcriptional level. Experiments are ongoing to test the impact of Yes activity on Myc synthesis rate and stability in HCC and other cancer cell lines.

Conclusion/Perspectives: Our study suggests that Myc activity is regulated by the tyrosine kinase Yes in HCC. Myc may contribute to the transforming activity of Yes in cancer.

 

Rémi Charmelot, étudiant en double cursus Pharmacie-Sciences, interne en radiopharmacie

À propos de l'étudiant :

"J’ai 27 ans, interne de Pharmacie Hospitalière à Lyon, actuellement en stage de 5ème semestre en Radiopharmacie au Centre Léon Bérard.

Avant même de commencer le supérieur, j’étais intéressé par le monde de la recherche en santé. Après la PACES, j’ai fait tout mon cursus à la faculté de Pharmacie de Lyon, où j’en ai profité pour valider deux UE de Master 1 : « Vie et mort de la cellule cancéreuse » et « immunologie ». J’ai également effectué en troisième année un stage d’initiation au monde de la recherche de deux mois dans l’équipe du Pr Charles DUMONTET « anticorps – anticancer » en 2015.

Après le concours de l’internat de Pharmacie en 2017, j’ai passé le DIU du CESAM à la Sorbonne option STAB (Statistiques en Biologie). J’ai ensuite débuté cette année le Master 2 cancer parcours omiques de l’ISPB en parallèle de l’internat, et je suis en ce moment en stage de M2 dans l’équipe Génie Pharmacotechnique de LAGEPP."

Présentation de son sujet de recherche de son Master 2 :

"Détermination in vivo des paramètres pharmacocinétiques de nanoparticules polymériques et lipidiques administrées par voie intraveineuse à l’aide de méthodes isotopiques"

La nanomédecine utilise les nanotechnologies pour développer des applications innovantes dans le domaine de la santé. De par leurs propriétés physico-chimiques tels que la taille, forme, leur charge et leur fonctionnalisation de surface ; elles ouvrent de nouvelles perspectives sur l’administration de principes actifs dans de nombreuses pathologies. Ils existent aujourd’hui un grand nombre de nanoparticules différentes, elles peuvent être lipidiques, polymères, inorganiques etc. Plus spécifiquement, leur utilisation en oncologie permet une amélioration de l’efficacité de certaines chimiothérapies et une diminution de leur toxicité.

Des nouvelles nanoparticules pour l’encapsulation des agents cytotoxiques ont été développés au laboratoire. Il s’agit des nanoparticules polymériques et lipidiques capables de vectoriser des actifs hydrophiles ou lipophiles sélectivement dans la tumeur. La compréhension de la pharmacocinétique (PK) de ces dernières est indispensable pour une utilisation clinique, aussi bien à visée diagnostique que thérapeutique. La complexité chimique des NPs limite l’utilisation de modèles PK in vitro et in silico traditionnel, et impose l’utilisation de modèles in vivo. L’administration de ces NPs dans chez des souris immunodéficiente et immunocompétente nous permettra de vérifier l’impact du système immunitaire sur la PK des NPs. Le radiomarquage des NPs par un isotope radioactif permet de déterminer précisément la concentration sanguine en NPs à un instant t et la distribution organe par organe.

La détermination de paramètres PK des NPs par méthode isotopiques permettra une amélioration de l’administration de nombreux principes actifs dans de nombreuses pathologies.

Manon Gouez, doctorante en physiologie de l'exercice

À propos de l'étudiante :

"Manon Gouez, PhD student since October 2019 in Doctoral School EDISS ED 205, Sciences, Health, Interdisciplinary of the University of Lyon. After obtaining a Master 2 Sciences and Techniques of Physical and Sports Activities (“STAPS”) with a specialization in Adapted Physical Activity and Health (APAS), followed by a Master 2 Research in Sports Sciences at the University of Lille, I obtained the doctoral contest of the ED205 in 2019. I am currently in the 2nd year of my PhD in the Department of Prevention Cancer Environment (Centre Léon Bérard, Lyon) and the LIBM's Atherosclerosis, Thrombosis and Physical Activity Team. Convinced of the physiological, beneficial effects of physical exercise and curious about its application to patients undergoing cancer treatment, I decided to undertake a science thesis in this field."

Présentation de son sujet de recherche de Thèse :

"Acute physical exercice before immunotherapy and chemotherapy infusion in patients with metastatic non-small-cell lung cancer: Erica feasibility trial"

 

Manon Gouez1,2,3, Olivia Pérol1,2, Maurice Pérol3, Christophe Caux5, Thierry Walzer6, Vincent Pialoux2, Béatrice Fervers1,2

1Department of Prevention Cancer Environment, Centre Léon Bérard, Lyon, France.
2Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), UA8 Unit Radiations: Defense, Health and Environment, Lyon, France.
3Inter-University Laboratory of Human Movement Biology EA7424, University Claude Bernard Lyon 1, Villeurbanne, France.
4Department of Medical Oncology, Centre Léon Bérard, Lyon, France
5Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), U1052, Lyon Cancer Research Centre, Lyon, France.
6International Centre for Infectious Diseases Research, Inserm, U1111, CNRS UMR5308, University Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon, Univ. Lyon, Lyon, France.

Background: Because of metastatic Non-Small Cell Lung Cancer (mNSCLC) and its treatment, patients suffer from numerous symptoms such as dyspnea, muscle atrophy, pain, fatigue, loss of appetite, altered physical condition and lung function, which may further impair the patient's overall condition. Nevertheless, it has been suggested that physical exercise could improve response to treatment at the clinical level due to its known effects on the immune system. Moreover, preclinical studies have shown that exercise performed during chemotherapy administration could result in physiological benefits such as improved intra-tumoral infusion and drug delivery. The ERICA study aims to assess the feasibility of an acute physical exercise immediately before immunotherapy and chemotherapy administration in patients with mNSCLC.

Methods/Design: ERICA is a randomized controlled, single-center feasibility study conducted at the Centre Léon Bérard (CLB). 30 patients with mNSCLC will be randomized (2:1 ratio) in one of two groups: “exercise” or” control”. Participants in both groups will receive Physical Activity (PA) and nutrition recommendations at baseline and two nutritional assessments, at baseline and during the last treatment cycle. In the exercise group, participants will receive a 3-months program consisting in an acute physical exercise prior immunotherapy and chemotherapy administration (<1hour), and a home walking program using an activity tracker (Fitbit® Inspire). The acute exercise will be intermittent, at submaximal intensity and performed on a cyclo-ergometer for 35 minutes. Clinical, physical, biological and psychosocial parameters will take place at baseline, M3 and M6. Blood assays will be completed to analyze the activity of immune, inflammatory and metabolic biomarkers.

Results: All results should be available by the end of 2022.

Discussion: ERICA is the first study to test an acute physical exercise prior immunotherapy and chemotherapy in patients with mNSCLC. This study will provide preliminary data on acute physical exercise effects to optimize treatment efficacy in mNSCLC patients treated with chemotherapy and immunotherapy.

Keywords: Non-small-cell lung cancer, Metastatic, Exercise, Immunotherapy, Chemotherapy, Immunology

Conflict of Interest: None